Comprendre les microstocks Vendre ses photos en ligne

Comprendre ce que sont les microstocks pour mieux en tirer profit

Micro… quoi ? Il se peut que parmi vous, plusieurs n’ont jamais entendu le terme de microstock. Pourtant, cette industrie est en pleine expansion, pour ne pas dire explosion. Et il s’agit du cœur de ce blog, alors il était temps que je revienne à la source pour enfin poser de quoi il s’agit. Dans cet article, je vais vous permettre de comprendre ce que sont les microstocks (ou banques d’images en ligne) et toutes les caractéristiques de cette industrie florissante. 🌺

 

Comprendre ce qu’est un microstock

Il faut comprendre que le mot lui-même de microstock vient de la fusion de deux autres termes : micropaiement et photo de stock. Le terme photographie de stock décrit des photographies de haute qualité qui sont facilement disponibles à des fins commerciales. Il s’agit ainsi de la combinaison de l’industrie des banques d’images et de la possibilité d’acheter ces images sous des licences précises à des prix bien inférieurs à ceux pratiqués par les agences photo traditionnelles.

Ainsi, le terme de microstock décrit le segment bon marché de la vente de photographies en ligne. Les images sur les microstocks sont donc mises directement à disposition des acheteurs pour leur besoins. Elle ne sont pas créées à la demande comme cela se pratiquait avant.

 

Bref historique du marché de la photo en ligne

🔸Avant les microstocks

Avant l’apparition d’Internet, le marché de la photographie était bien différent. Ce marché a commencé à explosé dans les années 1980. À cette époque, les agences photo possédaient des négatifs de leur photographes et recherchaient des clients intéressés. Puis ils ont commencé à stocker ces images sur des CD-Rom pour pouvoir les montrer à leurs clients.

 

🔸Les débuts des microstocks

Le concept de microstock est né à la fin des années 1990. En effet, c’est en l’an 2000 que le premier site de microstock a été fondé par Bruce Livingstone : iStockphoto. Au début, il ne s’agissait que d’une plateforme gratuite de partage de photos. Ce n’est qu’en 2001 que le site a commencé a demander une petite contribution, un micropaiement, pour télécharger les images. C’est comme ça que le marché des microstock à démarré et a permis aux petites start-up d’obtenir des images à un bon prix pour les besoins de leur entreprise.

Par ailleurs, les photographes professionnels ont eu à ce moment une opportunité extraordinaire de se faire connaitre et d’intégrer ce nouveau système de vente car les agences traditionnelles ne les acceptaient pas facilement. Ainsi, ils ont intégré une nouvelle façon de gagner de l’argent en vendant leurs photos à faible prix mais en quantité plutôt qu’à un seul acheteur à prix fort.

Ensuite, sont apparus Fotolia, Dreamstime et Shutterstock, ce dernier ayant été fondé par Jon Oringer. C’est Shutterstock qui introduit la vente d’images en ligne uniquement par abonnement en 2003. Au tout début, Jon Oringer a commencé par mettre en ligne 30000 de ses propres images.

 

🔸L’évolution des microstocks

IStockphoto eu un tel succès que son fondateur l’a revendu à Getty Images en 2006 pour la modique somme de 50 millions de dollars ! La même année, Jupiter Images rachète StockExpert. Cette dernière agence a été rachetée par Getty Images en 2009 pour 96 millions de dollars. Par la suite, plusieurs autres microstocks ont été lancés puis certains gros ont racheté les plus petits comme Shutterstock qui a racheté BigStockPhoto en 2009. L’entreprise Adobe a, quant à elle, vu l’énorme potentiel de racheter Fotolia en 2014 pour 800 millions de dollars.

Avec le temps, les microstocks se sont diversifiés tant en ce qui concerne les options de paiement (abonnement, paiement à la demande, prix fixé par les contributeurs ou les internautes…) que des produits proposés.

La demande en images n’a cessé de croitre depuis.

 

Comprendre ce qu’un microstock peut vendre aujourd’hui

À ce jour, une grande quantité de produits différents sont disponibles sur les microstocks, chacun des microstocks ayant parfois sa spécialité. Par exemple, Shutterstock vend des photos, des images éditoriales, des illustrations, des vecteurs, des clips vidéos et des bandes sonores. Adobe Stock, en plus, propose maintenant des modèles 3D. Pond5, quant à lui, a commencé avec la vente de vidéos uniquement puis s’est également tourné vers la vente d’images, des bandes sonores et des modèles 3D.

 

Comprendre les différentes licences disponibles sur un microstock

Les images vendues sur les microstocks sont disponibles sous diverses licences : la licence libre de droit (Royalty Free – RF –  licence en anglais), la licence de droit géré  (Royalty Managed – RM – en anglais), la licence éditoriale, la licence étendue (extended licence en anglais). Pour mieux comprendre la différence entre toutes ces licences proposées sur les microstocks, voici leur spécificités :

 

🔸Licence libre de droit standard (Royalty Free licence – RF)

Cette licence commerciale est apparue au début des années 2000 avec l’émergence de la vente d’images en ligne. Elle implique que :

  • l’acheteur peut utiliser l’image autant de fois qu’il le veut (il y a parfois une limite quant au nombre d’impression autorisé)
  • l’image est vendue de façon non-exclusive, c’est-à-dire que d’autres personnes peuvent aussi l’acheter et l’utiliser
  • l’acheteur peut utiliser l’image dans le monde entier et pour une durée illimitée
  • il est interdit d’utiliser l’image à des fin pornographiques, pour véhiculer des idées extrémistes ou dommageables pour le modèle qui a posé sur la photo
  • l’image ne peut pas non plus être employée comme logo ni imprimée sur différents produits destinés à la vente

 

🔸Licence libre de droit étendue (Extended Royalty Free licence )

Cette licence étend les droit de la licence standard en enlevant ses interdits. Il devient donc possible d’utiliser l’image comme logo et de l’imprimer sur des produits destinés à la vente.

 

🔸Licence de droit géré (Royalty Managed licence – RM)

Cette licence commerciale est celle utilisée historiquement par les banques d’images traditionnelles. Elle est personnalisée et beaucoup plus restrictive que la licence libre de droit. Par exemple, elle pourra exclure des zones géographiques ou encore spécifier le type de support média autorisé

 

🔸Licence éditoriale

Lorsque des images montrent des personnes ou des bâtiments qui nécessitent des autorisations, le photographe doit envoyer au microstocks les-dites autorisations. Ce faisant, ces images pourront être vendues sous la licence libre de droit. Si par contre le photographe ne possède pas ces autorisations, ces photos ne pourront être proposées à la vente que sous la licence éditoriale. En conséquence, elles ne pourront être utilisées que pour illustrer des événements d’actualité mais en aucun cas à des fins commerciales.

 

Comprendre qui sont les clients des microstocks et pourquoi ils se fournissent sur ces banques d’images en ligne

Il s’agit essentiellement des entreprises, des agences de publicité, des designers, des éditeurs et des webmasters. En effet, ils produisent régulièrement des sites web, des prospectus, des comptes rendus, des flyers et des documents divers pour lesquels ils ont besoins de grandes quantité d’images. Il est aisé de comprendre que, pour leur sécurité, ces professionnels préfèrent payer ces images à un faible coût sur les microstocks plutôt que de risquer d’utiliser une image illégalement et de voir le propriétaire les poursuivre en justice. Tout le monde y trouve ainsi son compte et les droits de chacun sont respectés.

 

Comprendre qui sont les contributeurs sur les microstocks

Ce sont des professionnels de l’image, comme des photographes, des graphistes et encore des vidéastes contribuent sur les microstocks. Cependant, beaucoup d’amateurs soumettent aussi leurs production puisqu’aucun diplôme n’est requis pour s’y inscrire. Seule la qualité du contenu envoyé fait foi.

 

Comprendre les tarifs pratiqués par les microstocks

Les tarifs pratiqués par les banques d’images en lignes sont variables de l’une à l’autre. Mais ce qu’il faut retenir c’est qu’une images sous licence :

  • libre de droit standard et éditoriale peut être vendue entre quelques centimes et plusieurs dizaines d’euros
  • libre de droit étendue se vend entre 50 et 100 euros
  • de droit géré peut être vendue entre 50 et 1000 euros

 

Comprendre comment sont rémunérés les contributeurs

Le contributeur recevra uniquement un pourcentage du prix de vente. Ce pourcentage peut varier entre 20% jusqu’à plus de 50% pour certaines banques d’images. Par ailleurs, chaque banque d’image à son système propre de rémunération. Certaines ont un système de ranking qui permet aux contributeurs performants d’augmenter leur pourcentage de gains lorsqu’ils atteignent certains paliers de vente.

 

Conclusion

Le monde des microstocks est encore jeune puisqu’il a à peine 20 ans. Mais il est toujours en évolution pour s’adapter aux changements d’Internet et du marché de l’offre et de la demande. La vente de photos $ bas prix divise les photographes professionnels et certains d’entre eux n’acceptent pas cette modification de leur profession. Il y a les irréductibles et les opportunistes qui ont su s’adapter car ils ont compris les bénéfices qu’il y a à vendre leurs photos en ligne. Dans quel catégorie vous trouvez-vous ? Sentez-vous libres de partager en commentant ci-dessous votre vision des choses tout en restant respectueux.

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